Communiqués de presse

COMMUNIQUÉ | Évènements départementaux - Journée de lutte contre les violences faites aux femmes

 
 
COMMUNIQUÉ | Évènements départementaux - Journée de lutte contre les violences faites aux femmes

Évènements départementaux autour de la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes - 25 novembre 2021

Chaque année, la préfecture de Loir-et-Cher coordonne les actions liées au 25 novembre, Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Une thématique annuelle est retenue sur la base d’un consensus au sein du réseau départemental des droits des femmes, composé d’une soixantaine d’organismes partenaires – Justice, autres services de l’Etat, associations, collectivités locales, centres hospitaliers, services sociaux…

Cette année, le phénomène des violences économiques, souvent méconnu du grand public et des victimes elles-mêmes, a été retenu. Ce sont 42 actions qui vont se déployer dans les trois arrondissements du département (tables rondes, rencontres de professionnels, sensibilisation des jeunes, manifestations publiques), s’étendant sur plus d’un mois. Le nombre et la diversité des actions reflètent la mobilisation et le dynamisme des partenaires du réseau départemental.

1) Identification des violences économiques

La violence économique au sein du couple se réfère aux actes de contrôle du comportement d’une femme en termes d’utilisation et de distribution de l’argent, avec la pérenne menace de la priver des ressources économiques : contrôle des dépenses, contrôle des moyens de paiement, captation des revenus, interdiction de travailler…

Ce type de violence constitue souvent le prélude aux violences physiques ou tout du moins un des aspects méconnus des violences psychologiques. En tous les cas, le manque d’autonomie financière est toujours un frein à la séparation avec un conjoint violent. Par ailleurs, les obstacles économiques et financiers post-séparation, et notamment quand la victime a quitté en urgence le domicile conjugal, sont également des difficultés qui viennent altérer la reconstruction de cette dernière. Pour rappel, les violences sur les ex-conjoints sont considérées comme des violences conjugales.

En France, au moins 20 % des femmes qui font appel au 3919, font état de violences économiques, s’agrégeant souvent à d’autres formes de violences conjugales.

Les violences économiques, à l’instar des violences conjugales en général, touchent toutes les classes socio-économiques ainsi que toutes les catégories d’âge, y compris les femmes qui bénéficient d’un salaire propre (55 % des victimes de violences économiques). Il s’agit le plus souvent de victimes qui sont financièrement moins indépendantes que leurs conjoints. Le manque d’autonomie financière est un facteur à risque et les femmes issues des ménages les plus pauvres sont ainsi 4 fois plus touchées par les violences économiques que celles des ménages les plus riches.

2) L’engagement de l’État en faveur de l’émancipation économique des femmes

Un certain nombre de constats en matière d’inégalité économique et d’emprise financière dans le cadre des violences conjugales, ont amené la ministre en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances, Elisabeth MORENO, à faire de l’émancipation économique des femmes et de l’égalité professionnelle une priorité. Les premières Assises ont d’ailleurs été organisées le 25 octobre dernier (https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/assises-de-legalite-economique-et-professionnelle ).

Pour soutenir cet axe, l’État a créé, avec la loi pour choisir son avenir professionnel de 2018, un index pour l’égalité salariale auquel sont soumises les entreprises. Il a par ailleurs réduit le coût des assistants et assistantes maternelles, en particulier pour les femmes seules avec enfants, en augmentant de 30 % le montant du complément de mode de garde. L’État a également renforcé le soutien à la création de nouvelles places de crèches dans les quartiers via une majoration des aides aux communes, effective depuis le
1er janvier 2021. La proposition de Loi Rixain viendra encore renforcer l’égalité économique et professionnelle.

Sur le plan local, le préfet a signé en 2020 une convention avec Pôle Emploi, l’ASLD et le CIDFF pour favoriser l’emploi des femmes victimes de violence. La préfecture mène par ailleurs, par le biais des associations qu’elle finance ou directement, des actions de sensibilisation à l’égalité professionnelle et la mixité des métiers.

Dans le cadre du 25 novembre, au-delà de la coordination départementale de l’ensemble des évènements, la préfecture pilote ou co-pilote cinq actions et est partenaire d’une douzaine d’autres évènements.

L’action phare du 22 novembre « Tables rondes ; violences économiques, comment y répondre » permettra de réunir les organismes d’accompagnement des victimes (associations, services sociaux) et les professionnels des secteurs économique et financier. L’objectif est d’échanger sur les réponses que peuvent apporter ces professionnels, dans le cadre de leurs réglementations, aux situations de violences économiques. Cet échange de perspectives apportera une connaissance mutuelle des pratiques et favorisera ainsi un dialogue constructif dans l’intérêt des victimes. La presse sera conviée à cet évènement.

Consulter la programmation départementale :

> Programmation - 25 novembre 2021 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,60 Mb